Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 04:31

 

 

Vous trouvez sur la colonne de droite la liste des catégories. Ce blog y classe les articles dans l'ordre chronologique de leur publication. Mais il est sans doute utile de pouvoir consulter certaines catégories dans une chronologie de mise en perspective historique ou thématique. En voici donc les références mises régulièrement à jour. Pour les autres thèmes, se reporter à "Catégories".


Algérie, Maroc, Syrie : articles - Classement chronologique   

Avant 1848, républicains et prolétaires : articles - classement chronologique   

Blanquistes : articles - classement chronologique  

Chansonniers poètes engagés 1852-1914 : classement par noms  

Communes 1870-1871 : articles - classement thématique  

Culture d'oc, points de vue : articles - classement thématique

Francoprovençal - articles : classement thématique.

Histoire de l'écriture d'Oc - articles : classement thématique

Histoire 1848-1852 : articles - classement chronologique 

Néo-babouvistes : articles - classement chronologique

Socialistes après 1871 : articles - classement chronologique


Par rene - Publié dans : présentation du blog
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 04:30

Littérature Revue mensuelle, n° 9, novembre 1919.

 

le jeune Aragon [1897], (on l'a vu souvent sur ce blog), y tient chronique littéraire. Ici, un richochet sur l'ouvrage de Louise Faure-Favier.

 

"Louise Faure – Favier - Ces choses qui seront vieilles.

[Née en 1870, cette amie d'Apollinaire était une journaliste féministe résolue, et sportive pratiquante de la modernité, et notamment l'aviation] 

 

A peine Lul eut-il fermé les yeux [1918] que les gens ouvrirent les leurs [Lul : Apollinaire. Cf. Lul de Faltenin, Alcools, 1913]. Tout devint si simple que n’était pas la peine d’en parler. Personne ne s’émerveilla de la perspective établie, et quelques mois suffirent à donner un siècle de jeunesse aux regards que nous portions avec regrets sur un passé tout palpitant encore. Au bout de cent années, les roses acquièrent une éclat singulier qu’elles ne connurent point dans leur fraîcheur. C’est alors que les gens des villes vont les chercher dans les herbiers des antiquaires : « Qu’elles sont douces, disent-ils, honnêtes et semblables aux paumes de nos mains ! » Elles serviront désormais d’exemple aux fleurs vives des prairies qui ne peuvent pas prendre ce teint fané à ravir. Dans quel pays, Apollinaire, mangez-vous maintenant votre gloire comme une pomme fourrée de cendres ? Sentez-vous sur vos belles paupières mortes les doigts indiscrets des vivants ? Avec un peu de recul, on ne sait plus qu’ils vous caressent ou s’ils profanent votre sommeil. Et peut-être n’êtes vous qu’endormi.

Louis Aragon."


Par rene - Publié dans : Aragon
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 09:17

Lu dans L’Humanité (8 juillet 1911) :


AU COTILLON DU PROLÉTARIAT - Maison recommandée aux camarades. - Articles pour fêtes champêtres, balades & articles pour sports, breloques, objets d’art, etc. - Drapeaux, bannières - Draps mortuaires - Insignes pour toutes Sociétés, pavillons, décorations, écharpes - DRAPEAUX ROUGES. 

 

Je ne sais si cette maison parisienne de la rue Beaubourg fonctionne encore... Sans doute pas. Dommage, nul doute qu'avec les récentes péripéties électorales, elle aurait fait florès...

 

Cf. :  Campagne électorale et symbolique des couleurs

Par rene - Publié dans : actualité, faits de société
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 00:32

Paul Mathis, Face à l'ordre des lois, Denoël, 1989.

[...] L'art est un système de satisfaction et d'approche de l'inconscient, cherchant à échapper aux idéologies et aux techniques qui veulent soumettre ce qu'il y a en nous de singulier, surtout si ce singulier est subversif.

Picasso en est un exemple, qui interroge ce lien entre le semblant de l'art et la vie ; entre une production picturale, indéfiniment renouvelée, et un corps qui s'est maintenu alerte jusqu'à la limite du grand âge.

Quelle connivence l'artiste entretient-il avec son corps ?

Sa main devient experte dans l'application des lignes et des couleurs, mais Schumann se mutile un doigt, ainsi que Nietzche ; Van Gogh s'abîme une oreille puis le cœur.

Picasso conserve, au contraire, à son corps son intégrité, ses capacités, tout au long de sa vie.

Entre le corps souffrant et le corps radieux, il y a place pour tous les intermédiaires ; les cachotteries, les tromperies, les masques ; ceux du corps lui-même, ceux de ses productions, de ses emprunts, qui témoignent de l'accès difficile à la vérité.

Picasso brise les références figées pour donner aux actes de son corps une vigueur qui ne cessera pas de peindre et dont les tableaux successifs seront les témoins d'une vie qui ne se fixe pas dans un instant particulier ; qui privilégie cet instant, mais ne s'y enferme pas.

Il fut longtemps de tradition de faire naître la production artistique du corps malade ou des conflits subjectifs. Beaucoup d'artistes sont morts prématurément, et même avec plaisir, le corps paraissant s'être abîmé au profit de l'œuvre, comme pour témoigner d'une souffrance obligée.

Picasso, lui, offre une dimension tout à fait autre. Son corps ne se consume pas pour son œuvre, et il semble au contraire que son œuvre alimente la vie de son corps. Il y a renvoi, réciprocité, entre son corps au contact du monde et sa main qui en transpose l'inventaire sur la toile. Vivance, politesse, de l'un à l'autre.

Picasso parvient au vieil âge. Sa main et son regard restent vifs. Il s'est encore promené la veille de sa mort, a dit son jardinier. Son art serait-il un semblant au service de la vie ? Il vit pour un art, dit-il, c'est-à-dire qu'il ne se détériore pas pour lui et que son art alimente sa vitalité.

Le réel, est-ce son corps de peintre, ou son corps d'amant de la vie, qui procède du semblant de son art ? Art jamais fixé, toujours en marche, toujours repris et renouvelé, dans le recommencement des jours et des nuits, comme l'amour toujours à reprendre et à poursuivre ? [...]

Par rene - Publié dans : lectures, rencontres
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 11:09

Il peut en aller des liens comme des fausses politesses stratégiques, n'oublier personne... L'exercice est délicat. Ceux qui figurent sur cette page d'accueil n'en procèdent pas. La liste est composite ; des amis, dont je ne partage pas obligatoirement les goûts et les engagements, mais dont la rencontre a été un bonheur ; des hommes que je n'ai jamais rencontrés, mais dont le ricochet des blogs m'a fait connaître le savoir, les réflexions, et m'ouvrent des portes ; etc.

Un des grands plaisirs des liens est de découvrir grâce à eux, ou de retrouver, de quoi se nourrir. Ainsi, ce matin, en ouvrant le blog de Pierre Assante, je lis deux pages superbes de Christa Wolf (1929-2011), dont j'avais déjà lu la présentation passionnée qu'en avait fait Jean-Paul Damaggio.

Pour qui en serait demeuré à la haine déversée sur elle après la réunification (ah, l'informatrice de la Stasi !), je me permets de citer quelques lignes, publiées en l'an 2000, que le journaliste suisse bien connu, Pascal Décaillet, redonna au lendemain de sa mort *:

" Professeurs d'allemand, niveau matu, s'il vous plaît, faites lire Christa Wolf et Heiner Müller à vos élèves. Dites-leur que l'Allemagne de l'Est, phagocytée à coups de capitaux par l'euphorie kholienne, ça n'était pas seulement la Stasi, mais aussi une certaine idée de la culture, encouragée par l'État. Avec, sans doute, ce que cela put avoir de pire. Mais aussi, avec le Berliner Ensemble, Brecht, Heiner Müller, Christa Wolf, qui sont parmi les plus grands, non pas de l'Est, mais de la littérature allemande, tout court."

 

 http://www.wikiswiss.ch/articles/christa-wolf-cassandre-allemande

 

niveau matu : maturité...

Par rene - Publié dans : lectures, rencontres
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  • : Ce blog présente le fruit d'un travail personnel de recherche, ainsi que des réflexions et des documents concernant notamment l'actualité, la culture d'oc, l'écriture du francoprovençal, l'histoire du mouvement républicain et du mouvement ouvrier. Il propose aussi un reflet d'une écriture personnelle de fiction.
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